 Géolocalisation sur la carte : France Géolocalisation sur la carte : Bouches-du-Rhône L'abbaye Saint-Pierre de Montmajour était une abbaye bénédictine fondée en 948[1] à environ quatre kilomètres au nord-est d'Arles dans le département des Bouches-du-Rhône (France). Dès la fin du Xe siècle elle devint l'une des abbayes les plus riches de Provence et le monastère se développa, entre le XIe et le début du XVIIIe siècle, par la construction d'une série de bâtiments religieux et militaires. Abandonné à la fin du XVIIIe siècle puis fortement dégradé après la Révolution, cet ensemble architectural est désormais classé aux monuments historiques. L'abbaye Saint-Pierre de Montmajour fait l"objet d"un classement au titre des monuments historiques par la liste de 1840[2] ,[3]. En octobre 949, Teucinde, une femme de l"aristocratie bourguignonne qui a suivi Hugues d'Arles en Provence, également s"ur du prévôt du chapitre Gontard, achète l"île de Montmajour[N 1] qui appartient à l'archevêque d'Arles Manassès et en fait donation aux religieux qui y vivent ; l"abbaye est fondée[4],[5]. Teucinde confirme sa donation en 977. Dès 960, de nombreuses autres donations sont effectuées en faveur de l"abbaye à l"époque de son premier abbé Mauring et de son premier prieur Pons. Une donation particulièrement importante est celle de 961, effectuée par la comtesse Berthe, nièce d"Hugues d'Arles et épouse de Raimond, comte de Rouergue et marquis[6] ; elle donne à la nouvelle communauté quelques unes de ses res proprietatis, certaines situées à l"est du Rhône, in regno Provinciae, et d"autres à l"ouest jusqu"au comté d"Agde, in regnum Gociae[7]. En 963, le pape Léon III place le monastère sous son autorité directe. L'abbaye devient au XIe siècle nécropole des comtes de Provence. En effet, en 1018 a lieu l'inhumation du comte Guillaume II, en 1026, celle de la comtesse Adelaïde et en 1063, celle du comte Geoffroy. Tous les trois sont inhumés initialement dans la crypte du XIe siècle avant d'être transférés au XIIe siècle au cloître. Construite sur un rocher entouré de marais par des moines bénédictins, la petite abbaye Saint-Pierre étend rapidement son influence à Arles et en Provence grâce à un vaste réseau de prieurés (jusque cinquante-six au XIIIe siècle) et au pèlerinage de la Sainte-Croix. Un 3 mai, probablement en 1019[8], le pèlerinage de Montmajour appelé Pardon de Montmajour est en effet créé ; ce pardon est institué sous l"abbé Lambert, lors de la consécration de la première église Notre-Dame, en cours de construction, par l"archevêque d"Arles Pons de Marignane qui accorde à cette occasion la première indulgence historiquement attestée. Pendant tout le Moyen Âge, l'abbaye draîne tous les 3 mai de nombreux fidèles de la région, jusqu'à 150 000 pèlerins d'après Bertrand Boysset[N 2], un chroniqueur arlésien de la fin du XIVe siècle. En 1426, on compte 12 à 15 000 pèlerins venant par le Rhône jusqu'à Arles pour le pèlerinage de Montmajour[9]. Source Wikipedia
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